(La Violette, p. 41.)
La vostre foi car la me creanteiz
Que soz Viane en cel ille viendreiz?
(Gerars de Viane, v. 2270.)
L'oreille entend partout sous, et il faut traduire la première fois sur, la seconde fois, sous; «Il veut encore aujourd'hui coucher à Bouni-sur-Loire;—Vous me donnez votre foi de venir en cette île sous Vienne?»
Cette confusion de son s'est démêlée dans le langage moderne, mais non sans y laisser une trace bien marquée. C'est la double locution, sur peine de et sous peine de, exprimant la même chose: Il y a été condamné, sur ou sous peine de mort.
L'Académie, à la vérité, ne donne pas sur peine, et se borne à sous peine. Un étranger, sur la foi de l'Académie, pourrait croire que Saint-Évremond, Pascal et Molière ne parlaient point français:
«Si mon fils a jamais des enfants, je veux qu'ils étudient au collége de Clermont, sur peine d'être déshérités.» (Convers. du père Canaye et du maréchal d'Hocquincourt.)
«Est-ce un article de foi qu'il faille croire, sur peine de damnation?»
(18e Provinciale.)