Les mauvais traitements qu’il me faut endurer

Pour jamais de la cour me feroient retirer.

(Fâcheux. III. 2.)

Je ne feindrai point de vous dire que le hasard nous a fait connoître il y a six jours.

(Mal. im. I. 5.)

Molière a voulu fuir le mauvais effet de la répétition nous a fait nous connoître; me feroient me retirer. Il pouvait dire, nous a fait connoître l’un à l’autre; mais il a pensé que la rapidité de l’expression ne faisait ici rien perdre à la clarté, et pour un dialogue était assez correcte.

J’observe que les bons écrivains du XVIIe siècle n’expriment jamais qu’une fois le pronom personnel, quand la tournure de la phrase et l’emploi d’un verbe réfléchi sembleraient, comme ici, exiger qu’il fût exprimé deux fois.

PRONOM RELATIF, séparé de son substantif:

Et j’ai des gens en main que j’emploierai pour vous.

(Mis. III. 5.)