(B. gent. III. 4.)
PROU, adverbe, beaucoup; archaïsme:
J’ai prou de ma frayeur en cette conjecture.
(L’Ét. II. 5.)
Prou, par apocope de proufit (profit). En italien, pro n’est que substantif: Buon pro vi faccia.—Bon prou vous fasse.
La Civilité puérile et honnête apprenait aux enfants à dire à leurs père et mère, après les grâces, prouface, c’est-à-dire, bon prou vous fasse; que ce repas vous profite.
En français, prou fait aussi l’office d’adverbe, comme ces autres substantifs monosyllabes, pas, point, mie, trop, rien.
«L’un jura foi de roi, l’autre foi de hibou,
«Qu’ils ne se goberoient leurs petits peu ni prou.»