(Beaumanoir. I. 22.)
«Li cueur avariscieus ne pot estre assasiez d’avoir.»
(Ibid. p. 21.)
Pascal, dans la première Provinciale:
«Si j’avois du crédit en France, je ferois publier à son de trompe: On fait à savoir (sic) que quand les jacobins disent que la grâce suffisante est donnée à tous, ils entendent que tous n’ont pas la grâce qui suffit effectivement.»
Cette formule de publication s’est transmise, par la tradition orale, du fond du moyen âge; je l’ai encore entendue dans quelques villes de province. Mais quand on l’écrit, il faut mettre assavoir.
ASSEZ BONNE HEURE, de bonne heure:
Ah! pour cela toujours il est assez bonne heure.
(Dép. am. IV. 1.)
Si Molière eût jugé cette expression incorrecte, il lui était aisé de mettre: Il est d’assez bonne heure.