LUBIN. Adieu, beauté rudanière.

(G. D. II. 1.)

La première édition écrit en deux mots rude asnière.

«Terme populaire qui se dit des gens grossiers, qui rabrouent fortement les autres. Il est composé de rude et ânier, comme qui dirait un ânier qui est trop rude à ses ânes.»

(Trévoux.)

RUER, verbe actif, prenant un régime:

Ah! je devois du moins lui jeter son chapeau,

Lui ruer quelque pierre, ou crotter son manteau.

(Sgan. 16.)

On dirait ces vers composés tout exprès pour nous faire comprendre la différence entre jeter et ruer, et notre misère d’être aujourd’hui réduits exclusivement au premier. On jetait à quelqu’un son chapeau à bas, mais on lui ruait une pierre.