(L’Ét. V. 7.)

L’orthographe est bissêtre, et non bicêtre; le mot primitif est bissexte. Du Cange, au mot Bissextus, l’explique infortunium, malum superveniens. La mauvaise influence de l’an et du jour bissextile était proverbiale au moyen âge:

«Cette année-là étoit bissextile, et le bissexte tomba de fait sur les traistres.»

(Orderic Vital. lib. XIII. p. 882.)

«Cette tumultueuse année fut bissextile.... et le bissexte tomba sur le roi et sur son peuple, tant en Angleterre qu’en Normandie.»

(Id. lib. XIII. p. 905.)

C’était une locution populaire: le bissexte est tombé sur telle affaire, pour dire qu’elle avait mal tourné. Nous voyons déjà paraître la forme corrompue bissextre dans Molinet:

«Pour ce que bissextre eschiet,

«L’an en sera tout desbauchiet.»

(Le Calendrier.)