C’est une raillerie que de vouloir me constituer son dot de toutes les dépenses qu’elle ne fera point.
(L’Av. II. 6.)
Montaigne fait toujours dot masculin. Ménage: «Il faut dire la dot et non pas le dot, comme dit M. de Vaugelas dans sa traduction de Quinte-Curce, et M. d’Ablancourt dans tous ses livres. Nicot dit le dost, qui est encore plus mauvais que le dot.»
(Obs. sur la lang. fr. p. 126.)
L’Avare est de 1668, et Ménage écrivait ses observations en 1672, un an avant la mort de Molière. C’est donc vers cette seconde date que le genre du mot dot a été fixé au féminin.
M. Auger cite ce vers du Riche vilain:
«Un grand dot est suivi d’une grande arrogance.»
Le moyen âge disait dos fém., et dotum, neutre.
(Voyez Du Cange, au mot dotum.)
DOUBLE, substantif, pièce de monnaie: