(Pourc. I. 2.)
L’orthographe primitive est quoi, quoie, de quietus: on devrait donc écrire aussi aquoiser; mais l’écriture s’applique à saisir les sons plutôt qu’à garder les étymologies. C’est une des causes qui transforment les mots.
Accoiser était du langage usuel; Bossuet s’en est servi dans sa Connaissance de Dieu; les éditeurs modernes ont changé mal à propos cette expression. Voici le passage tel qu’on le lit dans l’édition originale donnée par l’auteur:
«Si les couleurs semblent vaguer au milieu de l’air, si elles s’affoiblissent peu à peu, si enfin elles se dissipent, c’est que le coup que donnoit l’objet présent ayant cessé, le mouvement qui reste dans le nerf est moins fixe, qu’il se ralentit, et enfin s’accoise tout à fait.»
On a substitué qu’il cesse tout à fait. (P. 93, éd. de 1846.)
ACCOMMODÉ pour à l’aise, opulent:
J’ai découvert sous main qu’elles ne sont pas fort accommodées.
(L’Av. I. 2.)
Le seigneur Anselme est....... un gentilhomme qui est noble, doux, posé, sage, et fort accommodé.
(Ibid. I. 7.)