Malitorne vient sans doute de male tornatus:

«Et male tornatos incudi reddere versus.»

(Hor. de Art. poet.)

MAL PROPRE A...:

Monsieur, je suis mal propre à décider la chose.

(Mis. I. 2.)

Les comédiens, par la crainte d’une équivoque ignoble, substituent je suis peu propre. Le sens n’est pas le même. On employait autrefois mal et peu à cet office avec des nuances différentes. Mal gracieux, mal habile, étaient des expressions moins fortes que peu gracieux, peu habile. Il est regrettable que l’on ait laissé perdre cet emploi de mal. La prononciation a soudé inséparablement l’adverbe à l’adjectif dans maussade (mal sade), c’est-à-dire qui est mal sérieux, d’un sérieux désagréable, déplaisant, et non peu sérieux[62].

Je me sens mal propre à bien exécuter ce que vous souhaitez de moi.

(Am. magn. I. 2.)

«. . . . . . . Le galant aussitôt