Un fort honnête médecin..... veut s’obliger de me faire vivre encore trente années.
(3e Placet au Roi.)
Je ne lui demandois pas tant, et je serois satisfait de lui, pourvu qu’il s’obligeât de ne me point tuer.
(Ibid.)
—S’OBLIGER QUE, pour à ce que:
Il s’obligera, si vous voulez, que son père mourra avant qu’il soit huit mois.
(L’Av. II. 2. )
Remarquez que cette locution admet le second verbe au futur de l’indicatif, tandis qu’avec la tournure ordinaire il le faudrait au présent du subjonctif: «Il s’obligera à ce que son père meure.» C’est par où l’autre façon, employée par Molière, peut être utile.
L’analyse d’ailleurs la démontre excellente. Elle revient à ceci: Son père mourra avant huit mois, et à cet égard il s’obligera, il prendra un engagement positif. Cette forme exprime bien mieux la certitude du fils de la mort de son père, que si l’on y employait le conditionnel.
OBSCÉNITÉ, néologisme en 1663: