(Amph. prol.)

—POUR, en qualité de:

Je suis auprès de lui gagé pour serviteur;

Me voudriez-vous encor gager pour précepteur?

(L’Ét. I. 9.)

Et vous l’avez connu pour gentilhomme.

(B. gent. IV. 5.)

Cet emploi de pour est encore usuel dans cette phrase, par exemple: Prendre pour domestique. Connaître pour gentilhomme, gager pour précepteur, ne sont guère que des applications du même principe. Ce qui appauvrit les langues, c’est justement de restreindre la valeur générale d’un mot à quelques formules particulières. Molière, non plus que Bossuet, ne se laisse jamais garrotter dans ces entraves, et c’est là peut-être le caractère essentiel de leur langue, et ce qui lui donne tant d’ampleur.

Les Espagnols emploient de même por devant un adjectif. Tirso de Molina intitule une de ses pièces: «El condemnado por desconfiadoLe damné pour déconfès, pour être mort sans confession, en qualité de déconfès.

—POUR (un infinitif) marquant, non le but, mais la cause, comme parce que: