Administration de M. de la Barre: caractère de ce gouverneur; il se laisse prévenir contre les partisans de M. de Frontenac, et particulièrement contre la Salle. La guerre étant imminente, il convoque une assemblée des notables; leurs cahiers; l'on demande des colons au roi.--Louis XIV, qui force par la révocation de l'édit de Nantes 500,000 Huguenots à s'expatrier, n'a que 200 hommes à envoyer au Canada.--Dongan, gouverneur de la Nouvelle-York, malgré les ordres de sa cour, excite les Iroquois à la guerre.--La Barre s'en laisse imposer par ces barbares qui le trompent, et qui lèvent enfin le masque en attaquant le fort de Crèvecoeur aux Illinois.--Maladresse de Dongan qui veut réunir tous les cantons contre les Français.--Le gouverneur part de Montréal avec une armée pour attaquer les Iroquois; lenteur et désordre de sa marche; il arrive à la baie de la Famine (lac Ontario); disette dans le camp; paix honteuse avec l'ennemi.--M. de la Barre est rappelé et remplacé par le marquis de Denonville, dont l'administration est encore plus malheureuse que celle de son prédécesseur.--Il veut exclure les traitans anglais et les chasseurs Iroquois de la rive gauche du St.-Laurent et des lacs.--Dongan rassemble les chefs des cantons à Albany et les engage à reprendre les armes.--M. Denonville, instruit de ces menées par le P. Lamberville, se décide à les prévenir.--Sous prétexte d'une conférence, il attire plusieurs chefs de ces tribus en Canada, les saisit et les envoye chargés de fers en France.--Noble conduite, des Onnontagués envers le P. Lamberville, instrument innocent de cette trahison.--On attaque les Tsonnonthouans avec 2700 hommes; ils tendent une ambuscade; l'on réduit tous leurs villages en cendres.--On ne profite point de la victoire. Fondation de Niagara.--Pourparlers inutiles pour la paix; perfidies profondément ourdies de le Rat, chef huron, pour rompre les négociations: la guerre continue.--Le chevalier de Callières propose la conquête de la Nouvelle-York.--Calme trompeur dans la colonie: massacre de Lachine le 24 août (1689).--Ineptie du gouverneur; il est révoqué.--Guerre entre la France et l'Angleterre.--M. de Frontenac revient en Canada; il tire le pays de l'abîme, et le rend par ses talens et par sa vigueur bientôt victorieux de tous ses ennemis.

FIN DES SOMMAIRES.

ERRATA.

[Note du transcripteur: Les erreurs typographiques citées ici ont été corrigées dans le texte.]