JULIE.

Un clin-d'oeil! Qui? moi, monsieur?

LE MARQUIS.

Oui, ma charmante. Qu'en dois-je augurer? Mon oncle auroit-il fait un faux rapport? auroit-on juré de traverser nos feux? Parlez…. (A Ariste.) Ah! seigneur Ariste, dissipez une inquiétude mortelle.

JULIE, à part.

Que je suis malheureuse!

ARISTE.

Vous avez lieu d'être, tous deux, contents; rien ne s'oppose à vos désirs, la volonté de Julie est une loi pour moi…. (Au marquis.) Et, à votre égard, monsieur, l'amitié que j'ai toujours eue pour votre oncle est trop intime pour que je ne consente pas volontiers à ce qui peut en resserrer les noeuds.

LE MARQUIS.

Vous nous rendez la vie. Vous êtes un homme charmant, divin, adorable. Je vous sais bon gré de n'avoir pas d'entêtement ridicule et de connoître que je vaux quelque chose.