ARISTE.

Vous appartenez à de trop honnêtes gens pour ne pas espérer que vous rendrez une femme heureuse.

LE MARQUIS.

Ecoutez donc, nous sommes jeunes, riches; nous nous aimerons : il faudroit qu'une influence bien maligne tombât sur nous pour nous rendre malheureux. Il est vrai que le diable s'en mêle quelquefois.

ARISTE.

Je vais trouver Orgon, et lui apprendre que tout va selon ses intentions….. Nous reviendrons bientôt, pour prendre les arrangements nécessaires…. (A Julie, en montrant le marquis.) Monsieur voudra bien vous tenir compagnie, Julie, pendant le peu de temps que je suis obligé de vous quitter.

LE MARQUIS.

Allez, allez, monsieur, je me charge de ce soin.

(Ariste sort.)

SCENE X.