Et l’apostrophe au Sphinx a été dictée par Flaubert.

Et que c’est loin d’être tout ! Mais je crains d’abuser.

Pourtant, comment me retenir de monter en broche un de mes cambriolages les mieux réussis (dans Frère Tranquille). Humez ce fragment :

Sous ce front qui gronde

J’écoute marcher

Un géant qui jongle

Avec des rochers.

Ne décrit-il pas au suprême un début d’aliénation mentale, ou tout au moins, de céphalalgie ? Eh bien, Messieurs, les deux superbes vers soulignés sont transcrits mot à mot de la description — en prose — d’une éruption de l’Etna, par mon bon maître Alexandre Dumas père.

Inutile de dire, n’est-ce pas ? que tant et de si consciencieuses manœuvres restèrent insoupçonnées de mes plus astucieux aristarques. Je commençais à désespérer, quand on m’exhiba un article de Clarté, où M. Noël Garnier me taxait de plagiat. Enfin, sauvé ! Hélas, mon Dieu, il se bornait, l’ingénu, à m’accuser de chiper au Latin mystique de Gourmont certaine « hymne » de Prudence que, meilleur chrétien ( — Hou ! hou ! la calotte !), il aurait lue dans son paroissien. N’importe, l’intention y était : je le remerciai, comme de juste, l’assurant que dès qu’il produirait un bon vers, je lui ferais l’amitié de me l’annexer. Concluons. Si, selon qu’a promulgué Monselet,

On n’a jamais été grand’chose