Les deux tirailleurs d'une même file sont camarades de combat; ils restent l'un à côté de l'autre s'aidant mutuellement. Lorsqu'un tirailleur est mis hors de combat, son camarade prend ses cartouches et continue la lutte en se joignant, s'il y a lieu, au groupe le plus voisin.
Dans le combat, plus que partout ailleurs, le soldat, faisant appel à son courage, doit une obéissance passive et complète.
Tout en faisant acte d'initiative intelligente, le soldat doit toujours être à sa place dans la formation prise.
Lorsqu'on est en réserve, il ne faut pas s'impatienter, mais attendre le moment prochain de se porter en avant.
Discipline du feu.—Le fusil doit toujours être approvisionné; il ne faut pas gaspiller ses munitions, ne tirer que lorsqu'on en a reçu l'ordre, cesser de tirer dès le signal donné, se masquer sur place pour réapprovisionner, prendre bien la hausse indiquée, viser le but désigné, atteindre l'ennemi, car il n'est pas une cible inerte, lui aussi a un fusil.
Le tireur au combat fait toujours du tir individuel, qu'il soit homme isolé ou qu'il fasse partie d'un groupe sous les ordres d'un chef. Les résultats obtenus ne dépendent donc que de la valeur réelle du tir de chaque homme.
Défense d'une station de chemin de fer.
Le tirailleur isolé choisit lui-même le but et la hausse.