Naturellement Momus, ne lisant que son nom, décachette et lit.

Ah! grands dieux!!!

Ce qu'il lut!! non, je renonce à vous en raconter le contenu; c'est en mettant seulement la copie sous vos yeux, que vous comprendrez le légitime fou rire qui s'empara de Momus.

Inutile d'ajouter que je respecte scrupuleusement l'orthographe du poulet:

«Mon chérit,

» Je partirai en voyage jeudi, vient mercredie dans les bras de ta petite famme vilain méchant jalou, lâche ta famille, c'est moi qui payerai le dîné, je te ferai du plompoudin. At tu retrouvé ton portemonnais tu père toujour tout, grend enfan, tu aura le foit. Je t'embrace bien fors et je te remercit des places au téâtre qeu tu m'a envoillié par marie nous savons ris comme des bossu. J'espair que la présante te trouvera de m'aime bien por tant comme ta petit feamme qui t'aime toujour ne soie pas galou de Jules, il n'ait plus chés nous il est coché chés une grande cocotte madame l'a mit à la porte pardone mon grifonage je suis pressé je t'adresse c'ete letre chés ton ami Momuz où tu m'a di queu ta été l'autte jour,

Ta petite ami qui tembrace sur la tu sait t'ou,

«JOSÉPHINE CACHET.

» j'ai perdu ton adrese.»

Pendant deux mois, on ne parla chez Momus que de la dulcinée d'Adolphe ... qui, du reste, n'apprit jamais l'aventure.