—Passez-en!
Et c'est dans ces conditions, que je termine enfin cette poésie, dite devant six personnes. Le dernier vers achevé, je salue et me retire posément, lorsque je me heurte à quelque chose. Je crois tout d'abord me tromper de porte et me cogner contre un portant, mais pas du tout, c'est mon satané pianiste qui, n'attendant pas que je sois sorti, s'est précipité sur la scène et m'a rencontré. Déjà installé au piano, il commence La danse des fées, de Prudent, et sur quel rythme, bone Deus! pif, paf, parapapa, pif, pouf, dig, dig, boum, boum!
Je commence à m'essuyer le front, lorsqu'il rentre dans la coulisse, comme une trombe,
—Eh bien, vous ne jouez pas votre morceau? demandai-je.
—J'ai fini.
—Pas possible!
—Si fait. A vous!
—A moi!!! et je sors de scène!
—Non, c'est moi.
—Ensemble, alors.