A présent le lecteur en sait autant que moi.
Le jour de la réception arriva.
On jouait alors Divorçons. L'examen devait avoir lieu pendant un entr'acte, afin que tous pussent y assister.
Une petite mise en scène avait été préparée pour cette cérémonie.
Ainsi, devant l'unique fenêtre de la loge (qui permet qu'on n'étouffe pas tout à fait), on avait cloué de grands journaux qui allaient du haut en bas du chambranle, au milieu de cette toile de fond improvisée, on avait dessiné au charbon un masque comique, (afin qu'il n'y eût pas d'erreur, on l'avait écrit dessous.) Au haut de la fenêtre, on avait attaché un petit buste de la République (?) qu'on avait trouvé dans un placard; à droite et à gauche, deux portants pris en bas, et par terre, tout le long, servant de rampe, huit ou dix morceaux de bougie; avec tous les becs de gaz allumés: c'était complet.
A neuf heures, Caméléon se présente.
Un frémissement d'aise passe sur tous les visages.
—Je ne suis pas en retard? hasarde le malheureux.
—Non.