On dirait, ma parole, que c'est lui qui paie le buffet. Aussi, que les gourmands me permettent un conseil en passant:

—Faites comme moi, adressez-vous chaque fois à un garçon différent.

Il y a encore l'extra ... ordinaire, rien à dire de celui-là .

Mais le plus beau que j'aie rencontré, c'est l'extra-familier, qui, pour un peu, vous tutoierait devant tout le monde et vous frapperait familièrement sur le ventre en vous appelant vieux copain.

Pour celui-là , je demande la permission d'ouvrir une parenthèse.

Comme je l'ai déjà dit, allant fréquemment en soirées, l'hiver, chez des amis et chez des étrangers, à cause de ma profession, je me retrouve là , souvent, avec les mêmes figures d'extra parmi lesquels ils s'en montrent de plus familiers les uns que les autres.

Il y en a un que j'ai rencontré plus de cinquante fois; je le vois à peu près tous les quinze jours dans la saison; mais, dès que je l'aperçois dans une soirée, je l'évite avec soin, car il m'aborde toujours ainsi:

—Eh! bien, nous travaillons donc encore ensemble, ce soir?

Et en disant sa petite phrase, il me gratifie d'une tape protectorale sur l'épaule. Ça m'embête, mais je suis forcé de le subir!

Cependant, s'il y a le mauvais côté de la chose, il y a aussi le bon; derrière le revers, la médaille.