Courbet n'a fait que représenter une scène significative, expressive et gaie; le rejet la rend plus bruyante, plus voyante que ne l'aurait fait l'admission.


III

SOMMAIRE

Missive d'un élève, jeune encore, au nom des Refusés.—Étrange prétention.—Un petit lopin.—Arguments sans réplique, réponse accablante.—Le critique d'art revient sur l'eau.—Il est question de M. Brivet-le-Gaillard et de Molière.—Naïveté indispensable.—Premier prix donné à M. Whistler.—Plusieurs tuiles se détachent et tombent sur les têtes du Jury.—La bêtise afflige les uns et réjouit les autres.—Déclaration de principes. —Dithyrambe bien appliqué à M. Signol.—L'art militaire et la religion mal représentés dans les arts.—Le suspect Briguiboul est acquitté.—La Mythologie de M. Émile Loiseau n'est pas adressée à Émilie Demoustier.—Mosaïque ou dessin à petits carreaux.—M. Amand Gautier jette la pierre à la femme adultère.—Le sujet est mis au concours par tout le monde.—Le public refait le tableau.—Un amant en déshabillé, vu de dos.—Le Muséum-Gautier. —Un petit air qui n'est pas de Nargeot.—La Tombe de l'Oiseau ou l'Architecte en démence.—Imitation de Vadé à l'adresse du jury.—La province ne vote pas comme Paris.—Preuves à l'appui.


Nous recevons une lettre de M. Ancourt, un des Refusés hardis inscrits sur le catalogue, une réclamation au nom des artistes refusés....

«Cet élève, jeune encore, écrit que les Refusés n'avaient pas la prétention d'être exposés face à face avec les peintres en renom et même déjà décorés (sic).» Mais, alors, quelle était leur prétention en envoyant leurs tableaux à la Commission d'examen?

Nous n'avons demandé qu'un petit coin,» répond ledit peintre, «pour recueillir, s'il est possible, quelques encouragements.» Ce petit coin, si modeste, vous pouviez l'obtenir sans vous faire refuser. On ne vous a fait la concession du grand coin de la Contre-Exposition que pour donner satisfaction aux plaignants et réclamants, et les faire ainsi juger, eux et le jury, par le public. Si le public ratifie par sa critique les refus de la Commission, les peintres sont condamnés, sinon, c'est la Commission qui est coupable.

Quant aux encouragements, qu'est-ce cela? Un artiste ne se décourage pas. Il sait ce qu'il fait et n'a pas besoin de compliments.