Un Baudelaire, au contraire s'en tiendra au silence, cette légitime représaille de l'artiste contre ceux qui se taisent sur lui.
NOTES:
[1] «Le second ami était et est encore gros, paresseux et lymphatique; de plus il n'a pas d'idées et ne sait qu'enfiler et perler des mots en manière de colliers d'Osages» (Article de Baudelaire dans l'Echo des Théâtres du 23 août 1846. Œuvres posthumes, Mercure de France, 1908, p. 293).
[2] La prédiction de Gautier sur Baudelaire est trop longue pour être citée en entier. Elle se termine ainsi: «Le Baudelaire fera long feu comme le Pétrus.» (M. du Camp, Souvenirs littéraires, t. II, p. 83 et 84).
A joindre cette autre opinion de Gautier sur le Baudelaire: «Théophile Gautier qui, dans l'intimité, a un vif sentiment critique, me disait en 1848:—Baudelaire est un beau vase qui a une fissure» (Champfleury, Souvenirs, p. 145).
Il est à remarquer cependant que, dès 1845, la presque totalité des Fleurs du Mal était connue du monde lettré par les récitations qu'en faisait Baudelaire.
[3] Œuvres posthumes, Mercure de France, 1908, p. 54.
[4] Baudelaire, Lettres, p. 492, 15 janvier 1866.