[14] Baudelaire, Lettres, p. 184, 21 février 1859.
A consulter également une lettre à Asselineau sur le même sujet (p. 185) du 24 février 1859.
[15] Sainte-Beuve, Nouvelle Correspondance, p. 153, 23 février 1859. A consulter aussi une lettre de Sainte-Beuve à Poulet-Malassis (p. 142), même date, même sujet. Sainte-Beuve demande à Poulet-Malassis de lui confier la fameuse lettre qu'il avait adressée à Baudelaire sur les Fleurs du Mal et qui, de 1857 à 1870, constitue sa grande pièce de défense, sa grande parade contre les accusations d'indifférence envers Baudelaire.
[16] Baudelaire, Lettres, p. 187.
[17] Baudelaire, Lettres, p. 269.
[18] Sainte-Beuve, Correspondance, t. I, p. 255, 3 juillet 1860.
[19] Causeries des Lundis, t. XV, p. 350. Lettre au directeur-gérant du Moniteur. Il est à signaler qu'une fois de plus, Sainte-Beuve justifie son silence en invoquant un article consacré à Baudelaire dans le Moniteur par Edouard Thierry. En 1858 il dit à Baudelaire: «Thierry parlera de vous.» En 1860: «Thierry a parlé de vous.» Ingénieuse combinaison qui instituait Thierry définitivement comme délégué aux affaires baudelairiennes et fournissait aux temporisations de Sainte-Beuve tantôt une prétexte, tantôt une excuse.
Il est en outre à noter que l'incident Babou-Sainte-Beuve se termina au mieux. En 1862, en tête des poésies de Sainte-Beuve publiées dans les Poètes Français de Crépet, parut une notice sur Sainte-Beuve, signée Hippolyte Babou et où l'encensoir n'était pas balancé de main morte (Poètes Français, t. IV, p. 357). Sur quoi, Sainte-Beuve, ne voulant pas demeurer en reste de politesse, accorda aux notices publiées par Babou dans ce recueil un paragraphe plus qu'obligeant (Nouveaux Lundis, t. III, p. 341).
Dans cette affaire il n'y eut donc qu'une victime: Baudelaire.