[20] Ce bel article parut d'abord dans les Articles justificatifs pour Charles Baudelaire, auteur des Fleurs du Mal (1857), imprimerie Dondey Dupré, p. 9. Il fut réédité dans Les Œuvres et les Hommes, 1862, t. III.

[21] Extrait de la notice de Banville, un des morceaux les plus complets et les plus profonds qu'on ait publiés sur l'Œuvre de Baudelaire. Banville, d'habitude si menu, si gracile, si papillonnant, y atteint, en maint endroit, à la force. Cette notice parut d'abord dans l'Album de la Galerie contemporaine, in-4, Baschet (vers 1877). Elle a été reproduite, en partie seulement, dans la récente édition des Fleurs du Mal, publiée par la librairie Fasquelle (1912).

[22] Nouveaux Lundis, t. I, p. 400 et 401.

[22 bis] Ce nom, ces mots n'étaient pas mis là sans intention. Dans un article récent du Mercure de France, M. Ernest Raynaud nous a révélé l'espèce de pacte d'échange qui s'était conclu à ce moment entre Sainte-Beuve et Gautier: Sainte-Beuve promettant un fauteuil d'académicien à Gautier contre un siège de sénateur que celui-ci lui assurerait. On devine le trouble qu'apportait dans ces combinaziones l'irruption ingénue de Baudelaire. Sainte-Beuve, il faut le reconnaître, se tira fort habilement de ce mauvais pas. Désigner Gautier comme le maître de Baudelaire, c'était du même coup amorcer sa candidature et ruiner celle de son jeune concurrent. Protester contre l'indifférence de l'Académie envers les poètes du jour, c'était poser des jalons pour une compensation prochaine en faveur de Gautier. Dès lors, l'échec de Baudelaire, soit par voie de scrutin, soit par voie de désistement, ne faisant pas de doute, on se trouvait en excellente posture pour pousser Gautier au premier fauteuil vacant. A tous égards, ce fut du plus joli travail académique et où il semble bien que Baudelaire n'ait vu que du feu.

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[23] Baudelaire, Lettres, p. 325.

[24] Sainte-Beuve, Correspondance, t. I, p. 285, 15 février 1862.

[25] Cependant Baudelaire avait envoyé les Histoires sérieuses et grotesques à Sainte-Beuve et spécialement attiré son attention sur ce livre, sans obtenir même un accusé de réception (Lettres, p. 426, 15 mars 1865 et p. 427, 30 mars 1865).

[26] A titre de curiosité, j'ai relevé les noms des poètes contemporains auxquels Sainte-Beuve avait consacré des articles entre 1857 et 1867, date de la mort de Baudelaire.

1857.—Théodore de Banville, Alfred de Musset.