1860.—Mme Desbordes-Valmore (Œuvres posthumes).

1861.—Victor de Laprade.

1862.—Calemard de Lafayette.

Même année, étude sur les Poètes français de Crépet qui fournit prétexte à des études sur Soulary, de Belloy, Coran—sans un mot sur Baudelaire, quoique celui-ci figurât dans le recueil.

1863.—P. Lebrun, Théophile Gautier.

1864.—Alfred de Vigny.

1865.—Charles Monselet.

[ 39] Même année, un article sur la Poésie française en 1865.

Sainte-Beuve s'y plaint du manque d'originalité des poètes nouveaux. «Je me dis: ceci est du Musset!» ou bien: «Ceci rappelle Victor Hugo» ou «Ceci est du Gautier, du Banville, du Leconte de Lisle—ou même du Baudelaire». Toujours les réserves tendant à réduire l'importance de Baudelaire. Ce même était bien du même au même.

Mais voici plus significatif encore. En 1862 Sainte-Beuve se chargea de préfacer les Poètes français de Crépet. Il rédigea, à cet effet, une introduction formant histoire de la poésie française. Arrivé au XIXe siècle il en conte les débuts—mais, en 1862, quelle déchéance! Il se lamente sur cette décrépitude, appelle à grands cris une Poétique nouvelle. «Et ce qui vaudrait mieux, ajoute-t-il, ce serait un exemple nouveau et vivant. La Nature seule peut créer le génie. A celui qui doit venir et en qui nous avons espérance, nous dirions....» Suit une prosopopée assez fade qui se termine ainsi: «Vous n'avez qu'à puiser au gré de vos inspirations, suivant votre habileté et votre audace;... vous fondrez tout à la flamme de votre génie; vous remettrez chaque chose à son point dans la trame du bel art, ô grand poète qui naîtrez