Invocation sincère mais plutôt oiseuse, puisque ce grand poète, à l'insu de Sainte-Beuve, était né depuis cinq ans déjà.

[27] Baudelaire, Lettres, 1865, passim, p. 489 à 496.

L'appui de Sainte-Beuve semble s'être borné à certifier à l'éditeur Garnier la valeur littéraire de Baudelaire.

Dans une des lettres de Baudelaire à sa mère, publiées par la Revue de Paris (20 juillet 1865), le poète exprime assez exactement la nature de l'aide que lui prêta le critique des Lundis en vue de ce traité avec Garnier, qui, au surplus, ne devait pas aboutir: «Sainte-Beuve, que j'ai vu à mon passage à Paris, m'a dit qu'il se mêlerait un peu de la question.»

[28] Sainte-Beuve, Correspondance, t. II, p. 209. Il est, dans cette lettre, à retenir deux points: 1o Sainte-Beuve ne formule aucune promesse d'article; 2o Sa lettre est datée du 12 septembre, c'est-à-dire qu'elle ne fut écrite que douze jours après la mort de Baudelaire.

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[29] A. de La Fizelière et Georges Decaux, Essais de bibliographie contemporaine, Charles Baudelaire, librairie de l'Académie des Bibliophiles, 1868.

[30] Causeries du Lundi, t. XV, p. 527.

[31] Revue Européenne, 1861. Réédité à la suite des Derniers Poèmes, 1895.

[32] Il s'est produit ici une grave lacune dans le nomenclature des symptômes qui, à défaut de perspicacité, eussent dû avertir Sainte-Beuve de la place prise par Baudelaire dans la poésie française.