—Si... si... bégayait de sa voix cahotée Lahonce Jjj...e suis tttr...ès mmm...alade...
Puis, brusquement, une lueur de rage fulgura dans son œil solitaire. L'angle droit de sa bouche s'abaissa en un rictus de nausée. Il se souvenait soudain. Et de sa main valide arrachant à Charlie le bras insensible qu'il retenait, Lahonce hurla:
—Vvvv...a-t'en!... Pppp...etit gggg...redin!... Fff...ous-moi le camp!... Fff...ous-moi le camp ddd'...ici!
Il était retombé en arrière, sur le dos, et son bras droit, par-dessus son buste, se raidissait dans un geste d'expulsion, de malédiction, l'index pointé vers la porte de la chambre.
Il répéta en un chuchotement rauque:
—Fff...ous-moi le camp, mmmi...sérable!
Charlie pas à pas reculait, entraîné par Fornereau qui murmurait:
—Allez-vous-en, Monsieur... Puisqu'il paraît mal disposé contre vous, mieux vaut ne pas le surexciter... Demeurez à côté... je vous rappellerai, s'il y a lieu...
Mais d'un trait il s'arrêta, pinçant l'épaule du jeune homme:
—Attendez donc!... Chut!... Ecoutez!...