—Eh bien! soit, fit M. Brodin après avoir réfléchi un instant. Soit, je le lui dirai... Je n'y vois pas d'inconvénient... Non, vraiment, je n'en vois pas! Seulement, jurez-moi que si vous rencontrez mon gendre, vous ne ferez rien contre lui...
—Je vous en donne ma parole...
M. Brodin, alléché, poussa plus loin ses conditions:
—Et jurez-moi aussi que jamais, quoi qu'il arrive, vous ne tenterez rien pour revoir Mme Lahonce!...
Favierres ne répondait pas.
—Comment! s'exclama M. Brodin, vous oseriez vouloir la revoir?
Le musicien, sans répliquer, s'était incliné en un salut correct, marchait vers la porte de sortie.
M. Brodin le rattrapa.
—Mais c'est abominable! abominable! bégayait-il, tout affolé... C'est inconcevable. Vous songez à la revoir!... Mais vous voulez donc notre malheur, notre ruine à tous! Mais vous avez donc le diable au corps tous les deux!... Voyons, Monsieur Favierres, ce n'est pas pour moi, ce n'est même pas pour ma fille, c'est pour mon petit-fils que je vous le demande, pour ce petit Charlie que vous prétendiez tant aimer... Je vous en prie, promettez-moi que vous n'essayerez pas de revoir Hélène!