Elle désignait de la tête un jeune homme à moustache brun roux, à tournure élégante de clubman ou d'officier, qui s'avançait, tout souriant à leur rencontre.
—Favierres! s'exclama Charlie.
—Oui, ton ami Fav! Je te permets d'aller au-devant de lui... Va, mon chéri!...
Charlie s'élança en courant et stoppa droit devant le jeune homme, le béret à la main, les joues offertes pour un baiser, dans une posture correcte de petit garçon bien élevé. Favierres l'embrassait, lui tapotait affectueusement la nuque:
—Comment ça va, mon vieux Charlie?... Comment ça va?
Il se redressa pour saluer Mme Lahonce, et retenant longuement la main qu'elle lui tendait:
—Bonjour, Madame!... Dehors si tard? Vous rentrez chez vous, je suppose?
Mme Lahonce retira sa main et d'une voix un peu altérée d'émotion:
—Mais oui, nous rentrons... Nous rentrons par le plus long... Et Mme Favierres se porte bien?
Favierres riposta: