Les battants du cab se rouvraient comme magiquement. Il descendit et, un peu surpris, demanda en français:

—C'est ici?

Le cabman souriait de sa mine ahurie:

Yes, sir... Kempton's Hotel!... Kempton's Hotel!

Favierres saisit la valise que le cocher lui tendait et sonna à la petite porte vernissée de l'hôtel. Une jeune maid, à calotte de dentelle blanche, la figure anémique et lasse, apparut; et ce furent de nouveau des pourparlers pénibles.

Enfin, avec l'aide du maître d'hôtel qui connaissait quelques mots de français, il put faire entendre ce qu'il désirait: une chambre claire et sur la rue.

On n'en avait plus qu'une, au second étage. On la lui montra.

—C'est bien! déclara Favierres, après une sommaire inspection... Je reste!...

Le maître d'hôtel rentra, portant d'une main la mallette, de l'autre un bulletin d'inscription. Favierres y traça son nom, sa profession, son domicile: Victor Frémaut, négociant, Paris.

Il commanda ensuite qu'on lui montât à dîner dans sa chambre. Il dîna, à la lumière lugubre de deux hautes bougies, puis, le repas fini, il prit dans sa valise du papier à lettre et écrivit: