Il répétait:

—Ne disons rien... Je ne puis rien dire...

Il sentit le bras de Mme Lahonce lui encercler la tête d'un bandeau souple et pénétrant. Elle lui baisait le front de petits baisers légers, et elle chuchotait de la voix discrète, acquiesçante, dont on s'adresse aux malades:

—Non, non, c'est cela... Ne dis rien... Tais-toi... Mon pauvre aimé, mon pauvre aimé, comme tu as souffert!...

Dehors, on entendait le râteau de Charlie qui raclait avec furie les cailloux.

Favierres releva la tête, pressa Mme Lahonce plus fort, d'une étreinte plus ardente, plus sensuelle, et elle fermait les yeux,—la tête voluptueusement penchée sous les baisers, comme un faîte d'arbre avide sous la désaltérante ondée.

Mais, tout à coup, elle éprouva une secousse, retomba en arrière, brusquement lâchée, sans appui, et comme elle rouvrait les yeux, elle aperçut Favierres, près de la porte vitrée, près du battant demeuré clos. Il fermait l'autre d'une prompte poussée, tournait la clef dans la serrure.

Elle implora en portant la main à son cœur:

—Qu'est-ce que tu fais?... Qu'est-ce que tu fais, mon chéri?...

Favierres revenait à elle, l'étreignait de nouveau plus violemment, avec des gestes brutaux presque et froisseurs. Elle gémit: