—Oui, j'étouffais ... Mon danseur était engagé pour cette valse, et j'en ai profité pour ne pas rentrer immédiatement au salon ... pour rester un peu au frais ...

—Très bien, très bien, dit Lozières. Je te présente M. Mareuil, un monsieur qu'on ne voit pas souvent depuis qu'il est en chemin vers la célébrité ...

Mareuil répondit:

—En effet, je n'ai pas eu la chance de vous voir les jours où j'ai rendu visite à Mme Lozières ...

—Oh! je ne le déplore qu'à moitié ... Vous travaillez, et c'est nous qui en bénéficions ... Car, vous savez, nous sommes abonnés à la Pure Vérité ... Nous ne manquons pas un de vos suppléments ... Ah! vous êtes en progrès!... Vous marchez, mon cher monsieur ...

—Trop bienveillant! fit Mareuil.

—Non, non, mon cher monsieur, je m'y connais un peu, simplement ... J'ajouterai que votre journal est admirablement rédigé. Un journal où l'on a l'audace d'écrire quelque chose au moins, où l'on n'est pas à trembler devant le gouvernement ... La semaine dernière, encore, Brévannes a fait un article sur le Tonkin ... C'était de la fantaisie, de la chronique, tout ce que vous voudrez ... mais ça disait ce qui était ... Ça vous avait du feu, de l'ardeur ... Je ne sais pas quel homme c'est, ce M. Brévannes ... mais si je n'avais pas été fonctionnaire, je lui aurais écrit pour le féliciter ...

—C'est un de mes amis, répliqua Mareuil ... Un garçon plein de cœur et d'esprit ...

—Tant mieux, tant mieux ... Il n'y aura jamais assez de braves gens contre ces imbéciles qui nous ...

Un maître d'hôtel, accourant, l'interrompit: