«Très bien, tout ce qu'elle me dit là!... Voilà ce que j'aurais dû dire à Jack.»
Et il se reportait à plusieurs mois auparavant, à ce jour d'avril où, dans cette pièce, s'était déroulé le drame inverse, avec l'autre, avec Mme Hardouin.
Mme Lozières reprit d'un ton plus direct, à courtes phrases, hachées et suppliantes:
—Ecoutez ... Pourquoi avez-vous joué ainsi à la passion, à l'amour?... Pourquoi m'avez-vous menti depuis le premier jour?... Vous pensez bien que tout est fini entre nous ... que je ne serai plus à vous jamais ... que je n'implore pas un raccommodement!... Pourtant, je tiens à savoir pourquoi vous avez menti?... Non, je ne peux pas croire que vous l'ayez fait exprès!... On n'est pas comédien à ce point!... Il y a autre chose!... Je ne sais pas quoi!... Mais il y a autre chose.
Mareuil se taisait, ahuri, hésitant à se démasquer, à confesser la réalité.
—Voyons, parlez! Répondez donc! s'écria Mme Lozières.
Elle fondait de nouveau en sanglots. Il s'agenouilla devant elle, et lui serrant la main:
—Ne pleurez pas, ma petite amie!... Ne pleurez pas, je vous expliquerai!...
Il lui tapotait la main tendrement, sans rien ajouter, tout saisi de pitié.
«Non, pas moyen de lui expliquer!... Cela l'humilierait trop!... Il faut lui laisser l'illusion, m'en tirer avec des mots vagues!...»