Mareuil se défendit modestement.
—Non, je vous assure, continua Mme Lozières, j'aime énormément ce que vous faites ... Vous avez une façon de poser les personnages et surtout des teintes d'une délicatesse!...
Elle lui parlait familièrement, tout de suite revenue au ton de camaraderie de jadis. Elle citait ce qu'elle préférait parmi ses pastels, ses esquisses formulant même des critiques, s'embarrassant parfois, manquant des termes exacts, mais lâchant moins de niaiseries qu'il n'en eût pu craindre.
Mareuil déclara en raillant:
—Vous avez du goût ... Permettez-moi de vous le dire ...
Elle remercia d'une inclinaison de tête, et ils allèrent de nouveau quelque temps en silence.
Mareuil observait sournoisement Mme Lozières de son regard expert de peintre et d'amant sagace.
Elle lui paraissait aussi séduisante que là-bas, à l'Hippique, gardait cet air petit fifre qui, dès l'abord, lui avait plu. Et, quoique d'une taille plutôt grande, elle avait de la grâce, elle marchait bien, de ce pas aisé, harmonieux, solide, qui distingue les femmes adroites et sûres de leur corps.
Il l'évalua encore d'un coup d'œil sommaire:
«Elle est bien, cette petite!... Quel dommage que je ne l'aime pas, que j'aie l'esprit ailleurs!...»