Elle aussi ne souhaitait que de partir. La semaine d'avant, elle venait de rompre avec Alcide Barbier qui, décidément, ne lui procurait plus aucune espèce de plaisir. Elle avait hâte de quitter cette ville de désillusion où nul charme ne la retenait plus.
Restait à choisir la plage, car le docteur ordonnait à Roger la mer. M. Lecherrier penchait pour Trouville, dont le tumulte cacherait, à l'occasion, ses frasques; mais Lucie affirmait l'endroit trop mondain, sans ajouter qu'il était trop près d'Houlgate, où villégiaturaient les Barbier.
Gégé proposa Dieppe. Les Ribermont y possédaient une villa avenue Aguado, et ne demanderaient pas mieux que de s'entremettre pour la location.
On se rallia à Dieppe. En trois télégrammes, un joli cottage, sur la route d'Arques, fut signalé, décrit, loué.
Et, quatre jours plus tard, après de tendres adieux à son père, Gégé débarquait en gare de Dieppe, avec toute la maisonnée de l'avenue Marceau.