—Eh bien! Et notre travail que nous oublions! fit subitement Zozé.

M. Raindal allait répliquer, quand la portière se souleva de nouveau, et un ecclésiastique, d'une cinquantaine d'années, replet, chauve et tout souriant sous ses grosses besicles, pénétra lentement dans le fumoir.

—Ah! c'est vous, mon cher abbé! s'écria Zozé d'un ton de surprise tellement sincère qu'on ne pouvait deviner si la visite avait été combinée d'avance ou si le hasard l'amenait.

Puis elle présenta:

—Monsieur l'abbé Touronde, directeur de l'orphelinat de Villedouillet, notre voisin de campagne, un de nos meilleurs amis.... Monsieur Raindal...

Le maître s'inclinait de cet air cérémonieux, dont il dissimulait toujours son aversion contre les gens d'église.

L'abbé interrogea respectueusement avec un léger accent du Midi:

—M. Raindal, l'auteur de la Vie de Cléopâtre?...

—Parfaitement! confirma Zozé.

L'abbé Touronde se confondit en politesses. Sans connaître l'ouvrage, il en avait lu assez de comptes rendus dans les journaux pour en parler abondamment. Il complimenta le maître au sujet de divers chapitres; et M. Raindal remerciait avec des revers de mains modestes qui semblaient repousser les éloges.