—Qu'est-ce qu'il y a?... Qu'est-ce que c'est?... Je t'assure que je ne comprends pas! murmura hypocritement Gérald qui allongeait son bras pour l'enlacer.
Elle se déroba d'un brutal détour du buste:
—Ne me touche pas... Tu me dégoûtes... Finis-en avec tes mensonges stupides... J'ai vu Germaine... Comprends-tu, maintenant?...
Devant le silence de Gérald, sa fureur redoubla:
—Quelle honte! Quelle ignominie!... Avec une de mes amies, avec celle que j'aimais le mieux! Bah! vous vous valez l'un l'autre... Vous êtes des bandits, des canailles!... Vous deviez naturellement vous entendre...
Gérald tenta de se rapprocher:
—Voyons, ma petite Zozé, mon petit Zozo... Ne pleure pas... Cela n'a aucune importance... Oui, c'est vrai, ce n'est pas propre... Mais c'est plus bête encore que vilain... Tiens, si la galanterie me permettait de parler avec franchise...
—Eh bien, quoi? fit Zozé sans le repousser.
—Non! fit Gérald... Ce serait répugnant... Tu ne le voudrais pas toi-même... Sache pourtant qu'aujourd'hui c'était la première fois et qu'à l'instant, en m'en allant... sais-tu ce que je me disais là, à l'instant, quand tu m'as sauté dessus?... Je me disais que c'était la première fois et aussi la dernière...
—Tu me le jures? questionna Zozé avec un regard passionné qui faisait plus étrange sa figure convulsée de haine.