—Non, monsieur Bœrzell!... Un service, un conseil à vous demander...
—Vous permettez, mademoiselle?... Je passe devant...
Et, sitôt dans la pièce attenante au vestibule,—son cabinet de travail, une minuscule chambrette dont livres et brochures encombraient la table, les chaises, le divan,—il s'excusa sur la petitesse du local:
—Vous voyez!... Je suis bien à l'étroit... Et ma chambre est encore plus bourrée de livres... Il faudra que je déménage un de ces jours!
Il débarrassait en hâte le divan:
—Veuillez vous asseoir, mademoiselle... De quoi s'agit-il?
Mais en même temps il s'esquivait du côté de sa chambre. Il rentra sans tarder. Il avait endossé un veston et attaché à sa chemise un col blanc avec une cravate.
—Voilà!... Je suis tout à vous... En quoi puis-je vous servir, mademoiselle?...
Thérèse, avec mille réticences, recommença son récit. Bœrzell l'entrecoupait de hochements de tête navrés. Mais l'égoïste accueil de l'oncle Cyprien poussa au comble son indignation.
—C'est trop fort! déclarait-il... Non, c'est trop écœurant!...