—Quoi? fit-il. Quel bonhomme?

—Ton Saulvard, pardi!... Oh! j'ai sur lui de gentils renseignements... Il peut s'en féliciter, le monsieur!

Et, coup sur coup, toutes les munitions amoncelées par Schleifmann y passèrent.

—Tu m'étonnes infiniment! balbutiait M. Raindal... Je connais peu Saulvard, j'en conviens... Je n'ai guère eu avec lui que des relations professionnelles.. Cependant jamais je n'avais entendu dire... Ton ami Schleifmann doit exagérer...

A ces défaites, l'oncle Cyprien souriait en dessous, sans répondre, tout au soin de vider dans un cendrier le culot éteint de sa pipe.

—Mais, dis-moi, reprit-il après un moment de silence... Où habite-t-il, ce Saulvard?...

M. Raindal s'agita sur sa chaise. Il prévoyait la gravité de la réponse à faire, et, essayant d'équivoquer:

—Je ne sais, mon Dieu plus... C'est la première fois que nous y allons... Thérèse a la carte d'invitation et te le dira...

—Tu ne sais pas? fit d'un ton sceptique et agressif l'oncle Cyprien... Allons donc!... J'admets que tu ne saches pas le numéro... Mais la rue, le quartier, tu le sais bien?

—Il me semble, répliqua M. Raindal en cachant son malaise et simulant des recherches lointaines... Il me semble qu'il habite avenue Kléber... oui, c'est cela, avenue Kléber...