Mme Raindal, en robe de soie noire, causait avec deux dames mûres, à mise démodée. Elle hésita, à la vue de Zozé, puis, la reconnaissant, s'avança au-devant d'elle.
—Je viens avoir des nouvelles de la jeune malade, fit Mme Chambannes, en s'asseyant sur le fauteuil de velours grenat que lui désignait Mme Raindal.
—Thérèse! oh! elle est tout à fait rétablie... Elle travaille avec son père... Vous la verrez dans un instant... Mais comme c'est aimable à vous...
Mme Chambannes remerciait d'un sourire.
Mme Boudois, une des deux dames, femme d'un professeur à la Sorbonne, s'écria:
—La pauvre enfant!... Elle a été souffrante?
—Grâce au ciel, pas grand'chose! fit Mme Raindal... Un simple malaise au bal, hier soir, chez les Saulvard, en dansant...
Mme Lebercq, l'autre dame, femme de M. Lebercq, le célèbre mathématicien, questionna:
—Un étourdissement, sans doute?...
—Je suppose, fit Mme Raindal.