L’Estrapade.
Enfin, tu vois bien l’Estrapade;
Triste et douloureuse escalade,
Où l’on fait monter quelquefois
Ces grands violateurs de loix,
Je parle de loix militaires,
Qui sont justes et fort sévères.
Item auprès est le gibet
Où le criminel, au colet
Une fois pris, n’en peut descendre,
Parce qu’il a gagné le pendre.
(Les Tracas de Paris, par F. Colletet.)
[8] Le Pilori.
Deschargeons icy nostre flegme
Dessus ce chilindre pourry:
Ce Gibet, nommé Pillory,
Mérite bien un apophthegme.
Quoiqu’il soit en estat piteux,
Il fait voir à ce siècle honteux
Qu’on faisoit autrefois justice;
Et conclut enfin contre luy,
L’ayant privé de son office,
Qu’on ne la fait plus aujourd’huy.
(La Chronique scandaleuse, ou Paris ridicule, de Cl. Le Petit.)
[9] Pigagniol de la Force, Description historique de la ville de Paris, etc. (10 vol. in-12, 1765), t. III, p. 518.
[10] Sauval, t. II, p. 585.
[11] De la Villegille, Des Anciennes Fourches patibulaires de Montfaucon, etc. 1836, in-8, p. 23-25.—«Notum facimus quod, cum contentio verteretur inter nos ex una parte et decanum et capitulum parisiense ex altera, super quibusdam terris et vineis quas nos tenemus ab eodem capitulo in Censu communi, videlicet in via que ducit apud Rauredum undecim arpenta terræ en la longue Raie; quatuor arpenta et dimidium quarterium juxta pressorium combustum, duo arpenta et dimidium quarterium circa gibetum, quatuor decim arpenta, etc.» Archives du Royaume, Section domaniale, § 216.
[12] «Nicholaus Gibouyni vendidit capitule beate Marie parisiensis, ad opus horarum ecclesie parisiensis in perpetuum, pro vigenti libris parisiensibus jam sibi solutis, sicut confessus est coram nobis trigenta solidos parisienses, augmentati census quos habebat et percipiebat annuatim super tribus arpentis vinee site juxta pressorium sancti Martini prope gybetum, in censiva ejusdem capituli, etc.»