[90] Le Mercure françois (publ. par Richer), t. II, p. 131.—«Il y a quelques jours que, sous couleur de rencontre fortuite, il se fit un combat sur le Pont-Neuf; le tué, qui est un d’Arquy, gentilhomme de M. d’Aiguillon, a été depuis deux jours promené dans un tombereau par plusieurs endroits de la ville, et puis traîné à la voirie; le tueur, qui est un Baronville, fils de Montescot, s’est sauvé en Angleterre, par la recommandation, à ce que l’on dit, de M. le prince de Joinville. Il fera bien de s’y tenir, et, par le traitement que l’on a fait au mort, il jugera ce que l’on feroit au vivant s’il tomboit entre les mains de la justice.» (Lettres de Malherbe à Peiresc, p. 211.)
[91] Le Livre des fais et bonnes meurs du sage Roy Charles V, par Christine de Pisan, 3ᵉ part., ch. LII (Collect. Michaud et Poujoulat), t. II, p. 121.—Félibien et Lobineau, t. II, p. 682.
[92] Sauval, t. II, p. 595 et 608; t. III, p. 258: «A Robin de Bras et maistre Jean Germe, pour deux tombereaux, attelés chacun de deux chevaux, par eux baillés et livrés, pour faire et accomplir la justice faite à Paris des personnes de frère Pierre Tosant et frère Lancelot Martin, à leurs vivans religieux Augustins, lesquels furent exécutés à Paris pour leurs démérites: esquels deux tombereaux furent menés en plusieurs lieux et carrefours notables de Paris.—A Guillemin de Creux et Guillemin Porret, clercs, pour leurs peines et salaires d’avoir écrit et doublé en parchemin, par l’ordonnance des gens du Conseil du Roi, le procès criminel de feu Pierre Tosant et Lancelot Martin, etc.»
[93] Il était fils de Montaigu (ou Montagu), chevalier et chambellan du roi, et de Biette de Cassinel, de la maison de Lucques;—ce qui répond à l’anonyme de Saint-Denis prétendant qu’il était de condition médiocre.
[94] «On lui vestit (dit Juvénal des Ursins, p. 248) une robe my partie de blanc et de rouge, qui estoit comme on disoit sa devise.»
[95] «Et après fut porté le corps au gibet de Paris, et pendu au plus hault, en chemise, à toutes ses chausses et esperons dorez.» (Labarre, 1ʳᵉ partie, p. 2.)
[96] «Le mardi 17ᵉ jour de septembre (1412), jour de saint Cosme et saint Damien, fut despendu, par nuyt, du gibet de Paris, Jean de Montaigu.» (Labarre, p. 12.)—«Le vingt-huitième jour de septembre l’on alla de la part du Roy et du Duc de Guyenne, avec un grant Convoy de torches, dépendre le tronc du corps de messire Jean de Montagu, etc.» (Le Laboureur, t. II, p. 842.)
[97] Juvénal des Ursins, Histoire de Charles VI, p. 248 et 309.—Monstrelet, Chroniques, t. I, p. 92.—Le Laboureur, Histoire de Charles VI, t. II, p. 712 et 842.—Id., Les Tombeaux des personnes illustres, p. 280.—Labarre, Mémoires pour servir à l’histoire de France et de Bourgogne, p. 2, 1ʳᵉ partie.—J. du Breul, Le Théâtre des Antiquitez de Paris, liv. 4, p. 1282.
[98] Labarre, Mémoires pour servir à l’histoire de France et de Bourgogne, 2ᵉ part., p. 129.
[99] Le Laboureur répète aussi ce fait: «Cette mort fut fort sensible à grand nombre de personnes de condition, qui en parlèrent assez librement, et, pour mieux prouver qu’il y avoit plus de cruauté que de justice, ils ne manquèrent pas de faire remarquer que l’Exécuteur mesme, et que plusieurs de ceux qui l’avoient condamné ou sollicité contre luy, estoient péris en plusieurs manières dans la quinzaine d’un si injuste supplice.»