—Non, madame… M. de Servon n'était plus là… un de mes amis est survenu, au moment où M. de Ganges me menaçait de me souffleter… mon ami, qui est très violent, a pris les devants et l'a frappé au visage…
—Ce n'est pas vrai!… M. de Ganges n'est pas un lâche.
—Non, certes… Il ne l'a que trop prouvé… mais il a été surpris par cet acte de brutalité. Il ne lui restait qu'à demander raison à l'agresseur. C'est ce qu'il a fait.
—Et il en résultera un duel? demanda anxieusement la marquise.
—Le duel a eu lieu, madame, répondit Paul en baissant les yeux.
—Quand?… on ne se bat pas la nuit.
—Ils ont attendu que le jour commençât à poindre. Dieu m'est témoin que j'ai fait tout ce que j'ai pu pour empêcher la rencontre… ou pour la retarder. Tous mes efforts ont été inutiles… et…
—Achevez!…
—On s'est battu à l'épée… et M. de Ganges, frappé en pleine poitrine… est mort en brave…
—Mort!… Non, ce n'est pas possible!…