—Oui… à Fabrègues… un village, pas très loin de Montpellier.

—Et qui a disparu depuis plusieurs années.

—Disparu… c'est-à-dire qu'elle a quitté le pays en même temps qu'une personne qui s'intéressait à elle…

—Une demoiselle de grande famille…

—Une demoiselle de Marsillargues. Je t'avais même prié de demander à ce
Mirande s'il la connaissait, lui qui est du Languedoc.

—Je le lui ai demandé et je me rappelle très bien ce qu'il m'a répondu. Il m'a dit qu'il avait entendu parler de la famille, mais qu'il n'avait jamais vu la jeune fille qui portait ce nom. Tout ce qu'il en sait, c'est qu'elle était très jolie, très riche et qu'elle avait le malheur d'être paralysée d'une main…

—Paralysée?… c'est la première fois que j'entends parler de cela, dit
Bardin. Mirande doit se tromper.

—C'est possible. Du reste, elle a disparu aussi, celle-là, à ce qu'il paraît, et Mirande croit qu'elle est morte.

—Elle est vivante et très vivante. Elle habite Paris, qui plus est, et elle nous dira où est sa protégée.

—Sa protégée, c'est l'héritière?