Peut-être comptait-il sur l'appui du vicomte de Servon pour monter une agence de renseignements.
Et quoi qu'il en fût, Paul n'avait plus à se préoccuper des attaques de ce maître chanteur, car Paul n'avait plus rien à cacher de ce qui le concernait personnellement, et il ne se croyait plus tenu de préserver madame de Ganges d'un dénonciation.
En descendant de voiture à l'entrée de l'avenue Montaigne, il s'assura d'un coup d'œil que ce drôle ne rôdait pas aux abords de l'hôtel et il se glissa en rasant les maisons jusqu'à la porte cochère qu'il s'attendait à trouver fermée.
À sa grande surprise, il la trouva, non pas ouverte, mais largement entrebâillée.
C'était une heureuse chance et il n'hésita pas à en profiter pour entrer sans sonner.
Il prévoyait qu'il n'irait pas loin sans avoir maille à partir avec le valet récalcitrant qui lui avait barré le passage, lors de sa première et unique visite.
Il ne vit personne, et au lieu de manifester sa présence en appelant, il traversa vivement la cour et pénétra dans le jardin où la marquise l'avait reçu.
Si elle y était, il allait la surprendre et elle ne pourrait pas lui échapper.
Il ne souhaitait rien de mieux, car le lieu était propice entre tous à une explication décisive qui pouvait devenir orageuse.
La marquise n'y était pas.