—Elle ne se cache pas, répondit madame de Ganges qui regardait du côté où le petit Roch avait couru.
Paul Cormier commençait à comprendre.
Depuis l'entrée en scène de son camarade, il n'avait pas dit un mot, mais il avait vu où était allé l'enfant, et il attendait avec anxiété que la marquise se décidât à expliquer une situation qu'il croyait deviner.
—Monsieur, reprit-elle, toujours en s'adressant à Mirande, vous ne nierez plus maintenant que vous avez troublé ma vie. Je vous ai pardonné le mal que vous m'avez fait. Il me reste à vous dire que je vous suis reconnaissante d'une bonne action… Sans vous, Dieu sait ce que serait devenu l'enfant dont vous avez pris soin, depuis hier…
—Quoi!… vous savez…
—Votre ami m'a renseignée.
—Il est ici, cet enfant… Je l'ai amené… Il vient de me quitter.
—Il n'est pas loin, murmura Paul.
—Et il paraît que sa mère y est aussi… il me l'a dit… et je suppose que l'ayant aperçue, il aura couru la rejoindre…
Puis, se reprenant, Mirande ajouta: