—Oui, madame, j'irais jusqu'à épouser sa mère… Mais vous savez mieux que personne que c'est impossible.

—Pourquoi mieux que personne? Cet enfant n'est pas le mien.

Mirande s'inclina en souriant pour exprimer qu'il ne voulait pas donner un démenti à une femme.

—Maman Jacqueline, s'écria tout à coup le petit Roch, je ne sais pas pourquoi maman Bernadette a du chagrin… elle ne fait que pleurer… allons la consoler veux-tu?…

Ce nom de Bernadette fit tressaillir les deux amis.

Paul savait par Lestrigou que c'était celui de l'héritière. Il ne l'avait pas prononcé devant Mirande, mais Mirande le connaissait de longue date, ce nom, assez répandu dans le midi de la France, et presque ignoré à Paris. Mirande avait eu de bonnes raisons pour le retenir, et il s'étonnait de l'entendre sortir de la bouche de cet enfant.

—Il parle de sa mère, dit madame de Ganges, et sa mère est ma meilleure amie… je vais le lui ramener.

—Elle est donc ici? demanda Mirande, fortement troublé.

—Oui, monsieur; et je me reprocherais de la priver plus longtemps de son fils.

Madame de Ganges ajouta en se levant: