Lestrigou est au comble de la joie. Il ne cesse plus de se frotter les mains depuis qu'ils les a décidés à venir s'établir en Languedoc.

Il fera leurs affaires pour rien, pour le plaisir.

Coussergues ne quittera pas la marquise quand elle aura changé de nom. Ce fidèle gardien est comme un immeuble par destination. Il fera partie de la maison jusqu'à la fin de ses jours et il vivra en meilleure intelligence avec Paul qu'il n'a jamais vécu avec le défunt marquis.

Marcelle ne s'est brouillée avec personne, parce qu'elle a pris le parti de dire la vérité aux gens de son monde. La baronne Dozulé et ses invités du thé de cinq heures savent maintenant qu'elle devra son bonheur conjugal à une méprise d'un domestique.

Le vicomte de Servon, renseigné comme les autres, a renoncé à consoler la charmante veuve de M. de Ganges.

Il sait que la place est prise et il s'est rallié de bonne grâce aux amis de son rival heureux.

Il a même débarrassé Paul et Mirande de l'affreux Brunachon en signalant à la police les méfaits anciens et récents de ce dangereux drôle.

Bardin ne boude plus le fils de sa vieille amie, mais il regrette encore—sans le dire—que le sien ait manqué d'avancer dans la magistrature, faute d'avoir à instruire un crime célèbre.

Les personnes bien informées assurent que la marquise de Ganges convolera en secondes noces avant la fin de l'hiver.

Elle a et elle aura toujours la main froide, mais pas le cœur, et elle aimera passionnément son nouveau mari.