GÉRÔME.

Vous croyez qu’on va manifester ?

CALFA.

Pour la préfète et contre moi, certainement ! Vous voyez bien que j’établis ici une permanence. D’ailleurs, je ne crois pas à des manifestations violentes, vous n’avez rien à craindre pour vos chaises.

GÉRÔME.

Oh ! ça m’est égal, la municipalité les assure. Et même, j’y pense, il y en a de vieilles que j’avais laissées à l’église pour la cérémonie de tantôt, je vais aller les chercher…

CALFA.

Je vais également du côté de l’église. Il habite par là un certain entreposeur des tabacs qui ne m’a jamais paru bien catholique, chair ou poisson : il faut que je sache s’il est allé se faire inscrire chez la préfète.

GÉRÔME.

Ah ! les fonctionnaires n’ont qu’à bien se tenir avec vous : toujours prêt à les surprendre ; vous vous cacheriez dans leur encrier !