— Est-ce à Buenos-Ayres que tu irais ?

— Ou bien au Chili. On m’y a déjà proposé plusieurs places dans les tanneries. En quelques mois, je me mettrai au courant du métier à Hasparren. Et puis je partirai.


Hantée par l’idée qui avait frappé son enfance :


— On y ramasse aussi de l’or dans les rivières ?

— Pas là, dit-il. Et c’est un mauvais métier. Il vaut mieux faire du cuir et acheter des terrains avec ce que l’on gagne. On m’a dit aussi que je pourrai tenir un café avec un trinquet.

— On joue donc à la pelote là-bas ?

— Oui, avec des espèces de petits chisteras que j’ai appris à fabriquer à bord. Un Argentin m’avait prêté le modèle.